Institutions & Acteurs du développement, 2026, Ndiarmo (Thiès) et Sankadji (Sédhiou)
Cartographie de la fertilité et de la santé des sols au Sénégal : expertise scientifique sur deux sites de référence
Pour l’ISRA, dans le cadre du Regional Soil Fertility Mapping Programme (projet SEN-1049), CEADSA a conduit la caractérisation biophysique de deux sites de référence selon le protocole LDSF : 320 parcelles caractérisées et 96 tests d’infiltration.
Client / partenaire : Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA)

- Client institutionnel : Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA)
- Bénéficiaire institutionnel : Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage du Sénégal
- Programme : Regional Soil Fertility Mapping Programme (RSFMP) – Projet SEN-1049
- Référentiel méthodologique : Land Degradation Surveillance Framework (LDSF), manuel de terrain 2025 de CIFOR-ICRAF
- Sites d’intervention : Ndiarmo (région de Thiès) et Sankadji (région de Sédhiou, Casamance)
- Période : avril – juillet 2026
- Expertises mobilisées : agropédologie, caractérisation biophysique des terres, échantillonnage des sols et collecte normalisée de données environnementales
Contexte et enjeux
La fertilité des sols et la santé des écosystèmes constituent des déterminants majeurs de la productivité agricole, de la sécurité alimentaire et de la résilience des territoires face aux changements climatiques. Leur évaluation repose sur la disponibilité de données scientifiques fiables, comparables et spatialement représentatives, indispensables pour orienter les politiques de gestion durable des terres et les interventions de restauration.
Dans cette perspective, CEADSA SARL a mobilisé son expertise scientifique et technique dans le cadre du Regional Soil Fertility Mapping Programme (RSFMP), projet SEN-1049, à travers des missions réalisées pour l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), au bénéfice du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage du Sénégal.
Ces interventions s’inscrivent dans la campagne nationale de caractérisation biophysique couvrant 20 sites dans la zone sahélo-soudanienne. Elles ont concerné deux sites aux caractéristiques biophysiques et environnementales contrastées : Ndiarmo, dans la région de Thiès, et Sankadji, dans la région de Sédhiou, en Casamance.
Cette étude contribue à enrichir la base de référence biophysique nécessaire à la cartographie de la fertilité et de la santé des sols, à l’évaluation de l’état des terres et à la planification des interventions de restauration à l’échelle nationale.
Une méthodologie normalisée fondée sur le protocole LDSF
Les travaux ont été conduits conformément au manuel de terrain 2025 du Land Degradation Surveillance Framework (LDSF), développé par CIFOR-ICRAF. Ce cadre méthodologique standardisé permet d’évaluer la santé des sols et des écosystèmes à l’échelle du paysage, selon un dispositif structuré d’observations, de mesures et d’échantillonnages.
L’approche mise en œuvre a intégré plusieurs modules complémentaires :
- Caractérisation biophysique des parcelles : occupation et utilisation des terres, couverture végétale et ligneuse, signes d’érosion et caractéristiques de surface ;
- Échantillonnage pédologique : prélèvements composites de sols aux profondeurs de 0–20 cm et de 20–50 cm ;
- Caractérisation physique des sols : prélèvements destinés à la détermination de la densité apparente et tests d’infiltration de l’eau ;
- Inventaires floristiques et dendrométriques : identification des espèces ligneuses et mesure des principales caractéristiques des arbres et arbustes ;
- Échantillonnage microbiologique : prélèvements de sols destinés aux analyses de l’activité microbienne ;
- Collecte et numérisation des données : renseignement des formulaires normalisés, saisie numérique via ODK et transmission des données selon le dispositif prévu par le protocole.
Cette démarche intégrée vise à produire des données harmonisées et comparables sur les propriétés des sols, la couverture végétale et les principaux indicateurs de santé des écosystèmes, afin d’éclairer les décisions relatives à la gestion durable et à la restauration des terres.
Deux sites de référence aux contextes environnementaux contrastés
Site de Ndiarmo – Région de Thiès (10 km × 10 km)
Du 7 avril au 1er mai 2026, les opérations ont couvert les 16 clusters du site, soit 160 parcelles.
Site de Sankadji – Région de Sédhiou, Casamance (10 km × 10 km)
Les interventions se sont déroulées en deux phases complémentaires : une première campagne couvrant 12 clusters, soit 120 parcelles, puis une seconde, du 30 juin au 7 juillet 2026, portant sur les quatre clusters restants, soit 40 parcelles. Cette dernière phase a permis d’achever la couverture du site, situé dans la forêt classée de Sankadji et ses environs.
Sur les deux sites, les travaux ont porté sur la caractérisation biophysique des parcelles, les prélèvements de sols à différentes profondeurs, les mesures physiques, les tests d’infiltration, les inventaires floristiques et dendrométriques ainsi que la collecte numérique des données. La concertation avec les autorités locales et l’adaptation logistique aux conditions d’accès ont facilité le bon déroulement des opérations.
Résultats et contribution à la campagne nationale
Les rapports de mission font état d’un taux de réalisation de 100 % des indicateurs opérationnels prévus pour les interventions documentées.
Les opérations conduites sur les deux sites représentent notamment :
- 320 parcelles caractérisées, dont 160 à Ndiarmo et 160 à Sankadji ;
- 96 tests d’infiltration, dont 48 pour chacun des deux sites ;
- des prélèvements de sols destinés aux analyses physico-chimiques, à la détermination de la densité apparente et aux analyses microbiologiques ;
- des inventaires floristiques et dendrométriques contribuant à la caractérisation des écosystèmes ;
- la collecte, la numérisation et la transmission des données de terrain conformément au protocole LDSF.
Au-delà des opérations réalisées, cette contribution s’inscrit dans une ambition nationale : constituer une référence biophysique de haute résolution pour mieux caractériser la fertilité et la santé des sols, identifier les risques de dégradation et guider les interventions de restauration et de gestion durable des terres.
Les indicateurs présentés concernent la réalisation des travaux de terrain ; ils ne préjugent pas des résultats ultérieurs des analyses de laboratoire ni des conclusions finales de cartographie.
La valeur ajoutée de CEADSA
Cette réalisation témoigne de la capacité de CEADSA à mobiliser une expertise scientifique et technique au service de programmes institutionnels structurants, en appliquant rigoureusement des protocoles internationaux normalisés.
Elle illustre notre savoir-faire en matière de :
- expertise agropédologique et caractérisation des sols ;
- mise en œuvre de protocoles scientifiques standardisés ;
- organisation et conduite de campagnes de terrain ;
- collecte, structuration et numérisation de données biophysiques ;
- appui technique aux programmes de cartographie de la fertilité et de suivi de la dégradation des terres.
À travers ces interventions, CEADSA contribue au renforcement des connaissances scientifiques nécessaires à une gestion plus durable des ressources naturelles, à la restauration des terres et à la résilience des systèmes agricoles et agroalimentaires en Afrique de l’Ouest.
